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Parlons bien, parlons CLUD : la RESC, une nouvelle voie pour apaiser douleur et anxiété

 

La RESC arrive au CH de Bagnères‑de‑Bigorre

 

Au Centre Hospitalier de Bagnères‑de‑Bigorre (CHBB), une nouvelle pratique de soin non médicamenteux s’installe progressivement dans les services : la RESC, pour Résonance Sous‑Cutanée. Encore méconnue du grand public, cette approche douce repose sur un principe simple : utiliser les ondes corporelles et la stimulation très légère de points énergétiques pour accompagner la douleur, l’anxiété et certaines tensions profondes. Née d’un croisement entre l’océanographie et la médecine traditionnelle chinoise, la RESC propose une autre manière d’entrer en relation avec le corps, en travaillant sur ses circulations internes, ses blocages, ses zones de tension.

Au CHBB, cette démarche s’inscrit pleinement dans la dynamique portée par le CLUD, la cellule de lutte contre la douleur, qui développe depuis plusieurs années un ensemble de pratiques complémentaires : hypnose, aromathérapie, réflexologie plantaire… La RESC vient enrichir cet éventail, avec une approche singulière et exigeante.

 

Une montée en compétence progressive, portée par les équipes

 

La référente locale, Emma Mousques, a été formée à la RESC en 2025. Depuis, une dizaine de soignants ont suivi le premier niveau de formation, principalement des kinésithérapeutes du service de rééducation, rejoints peu à peu par d’autres professionnels intéressés par cette nouvelle modalité d’accompagnement.

La formation complète comporte trois niveaux. Au CHBB, les équipes sont aujourd’hui habilitées à pratiquer le protocole de base, qui constitue le socle de la méthode. Ce protocole, très structuré, repose sur un enchaînement précis de gestes réalisés du bout des doigts, sans aiguille, sans manipulation, sans pression. Les niveaux 2 et 3 permettent ensuite d’aller vers des soins plus personnalisés, adaptés à des problématiques spécifiques, mais ils nécessitent un temps de formation supplémentaire.

Cette montée en compétence progressive garantit une pratique encadrée, sécurisée, et parfaitement intégrée aux réalités du terrain. Elle permet aussi d’installer la RESC dans une dynamique collective, où les soignants échangent, testent, ajustent, et construisent ensemble une nouvelle manière d’accompagner les patients.

 

Pourquoi proposer la RESC à l’hôpital ?

 

Parce que certains patients vivent des douleurs difficiles à soulager. Parce que l’anxiété, l’agitation ou les tensions émotionnelles ne répondent pas toujours aux traitements classiques. Parce que certains ne sont pas réceptifs à l’hypnose, ou ont besoin d’une autre porte d’entrée.

La RESC propose une réponse complémentaire, qui agit à la fois sur le corps et sur l’esprit. Elle permet notamment :

  • un effet relaxant et apaisant,
  • un accompagnement de la douleur,
  • une évacuation des tensions émotionnelles,
  • une amélioration du sommeil,
  • une réduction de l’agitation,
  • un temps de soin dédié, où le soignant est pleinement disponible.

La séance complète dure près d’une heure, mais certaines phases peuvent être réalisées seules, en 10 à 15 minutes, selon la situation clinique. Cette flexibilité permet d’adapter la RESC aux contraintes du service, tout en préservant la qualité du soin.

 

Un protocole structuré en cinq phases

 

La RESC repose sur la stimulation de méridiens et de points d’acupuncture, effleurés très légèrement, « à la limite du retrait ».

Ce toucher minimaliste permet de créer une onde interne, qui se propage dans les liquides corporels et révèle les zones de tension ou de blocage.

Le protocole de base comprend cinq phases, toujours réalisées dans le même ordre :

 

  1. Ouverture des ceintures abdominales (assis)

C’est le point de départ de toutes les séances.

L’objectif : relancer la circulation entre le haut et le bas du corps, libérer les tensions abdominales, faciliter les mouvements internes.

Cette phase est particulièrement utile en cas de constipation, de globe urinaire ou de tensions digestives.

 

  1. Tonification des énergies (allongé)

Le travail se fait au niveau des pieds.

Cette phase vise à renforcer l’énergie corporelle, apaiser les émotions, stabiliser les sensations internes.

Elle est souvent décrite par les patients comme un moment de recentrage.

 

  1. Évacuation des énergies négatives du bas du corps (allongé)

Le soignant travaille au niveau du ventre, avec des gestes très doux.

Cette phase permet d’alléger les tensions profondes, de libérer certaines charges émotionnelles, et d’améliorer la respiration abdominale.

 

  1. Drainage de la tête (allongé)

Le travail se concentre sur la « boîte crânienne ».

L’objectif : libérer les tensions, favoriser la détente mentale, clarifier les sensations.

Cette phase est particulièrement utile en cas de céphalées, de surcharge mentale ou d’anxiété.

 

  1. Relaxation scapulaire (assis ou allongé)

C’est la phase de clôture.

Elle vise à évacuer les tensions du haut du corps, notamment au niveau des épaules, souvent liées au stress ou à l’agitation.

Elle peut être réalisée seule, en séance courte, pour apaiser rapidement un patient très anxieux.

 

Un soin exigeant, qui demande une présence totale

 

La RESC n’est pas un soin que l’on réalise “entre deux gestes”. Elle demande :

  • un temps dédié,
  • un environnement calme,
  • une disponibilité totale du soignant,
  • une intention claire,
  • une écoute fine des réactions du patient.

Comme après une séance d’ostéopathie, des effets transitoires peuvent apparaître dans les 48 heures : fatigue, nausées, diarrhée, picotements, sensations de chaleur. Un flyer d’information est systématiquement remis aux patients pour les prévenir et les rassurer.

Certaines contre‑indications existent : grossesse, greffes, cicatrices récentes, tumeurs, pathologies cardiaques décompensées, pacemakers, épilepsie, troubles psychiatriques non stabilisés… La pratique est toujours encadrée et adaptée.

 

Une nouvelle corde à l’arc du soin non médicamenteux

 

Avec la RESC, le Centre Hospitalier de Bagnères‑de‑Bigorre poursuit son engagement : proposer des soins non médicamenteux, humains, sécurisés et complémentaires, pour améliorer le confort et l’expérience des patients.

Une manière de rappeler que chaque geste compte et que l’innovation peut aussi être douce, lente, et profondément attentive.

 

C’était le dernier post dédié aux pratiques de soin non médicamenteuse portées par le CLUD, pour retrouver les autres articles, c’est par ici : (1) l’hypnose médicale, (2) le toucher-massage, (3) le snoezelen, (4) l’aromathérapie, (5) le casque VR, (6) la réflexologie plantaire et (7) la RESC.

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